A propos du rêve de chaque tour-opérateur axé sur le volume

Certes, il s’agit d'un marché unique en Europe qui a entraîné un pic encore plus grand que le marché belge: l’Italie. Les Italiens voyagent massivement durant deux, maximum trois semaines par an. Un tour-opérateur axé sur le volume doit réaliser son résultat annuel pendant ces trois semaines, sinon il devra déchanter. Le marché belge est aussi un bon exemple de comportement de pointe: offrir une capacité excédentaire sur les destinations populaires en juillet, n’est presque pas possible. Car alors  70% du marché peut, veut et doit partir en voyage. J’étais spontanément surexcité quand j’ai remarqué un slide dans la présentation de Brussels Airlines / Thomas Cook : “the wet dream!”

Ni chez Thomas Cook ni chez Jetair, vous ne pouvez plus parler de "charters": il s’agit de "vols de vacances ". En effet, les deux tour-opérateurs positionnent leur propre offre de transport comme une partie de l'expérience de vacances. Et il faut le dire: ici, ils ont réussi. Le confort à bord de leurs propres avions est incomparable avec les vols charters de la décennie précédente et le service est axé sur les besoins et les souhaits des vacanciers. Une large offre de services supplémentaires complète le positionnement.

Les vols de vacances  "affrétés " par Thomas Cook  en haute saison ont également une réalisation spécifique du produit, avec une autre composition que les vols "réguliers" de Brussels Airlines. " Attention : il s’agit de la même qualité, mais avec un détail de réalisation différent" s’est précipité Brussels Airlines CCO Lars Redeligx de faire remarquer lors de la présentation de partenariat de TC et BA.

Le partenariat est surtout le rêve réalisé de chaque tour-opérateur. Il offre la possibilité de modeler une capacité de pointe forte en haute saison sur une offre beaucoup plus petite dans la basse saison, tandis que les destinations doivent être offertes à part entière  pendant toute la saison. En termes simples : l'avion qui peut être vendu à 100% lors de la forte demande du marché, devient tout à coup “plus petit” - lorsque la demande du marché chute. C’est parce que dans la saison de non-vacances, Brussels Airlines dispose de plus de commercialisation - possibilités que pendant les mois de vacances : Thomas Cook utilise alors, avec beaucoup de plaisir, l’avion de Brussels Airlines. 

Vous comprenez qu’à la vue de ce slide je me suis fait spontanément la réflexion : “pourquoi ce deal n’a pas été plutôt mis en œuvre ? ” La réponse à cette question, je voudrais la formuler de manière élargie dans un article distinct. Parce que parfois il paraît qu'il faut tout d’abord parcourir un long chemin pour pouvoir arriver à des décisions évidentes. It’s easy, but it’s complicated.

15-01-15 - par Jan Peeters