Thomas Cook Group highlights

Belgique: effet Bruxelles

Lors du conference call à l'occasion de la présentation des résultats semestriels de Thomas Cook Group, les top managers de l’entreprise ont donné l’explication, non seulement par rapport aux chiffres, mais également par rapport aux divers changements au sein de Thomas Cook Group. Car il ne faut pas l’oublier: cette société provient d'une situation désespérée et continue à se développer depuis 18 mois sous la direction du CEO expérimenté Peter Fankhauser, direction croissance structurelle et rentabilité. Le défi demeure: dans des conditions actuelles de tempête, laisser le navire et l'équipage faire suffisamment de miles, de sorte que le navire en temps normal puisse à nouveau faire partie des meilleurs. Nous avons choisi quelques points du conference call qui méritent une attention particulière.

-Belgique: impact Bruxelles 12,9 millions d’euros

La Belgique se trouve dans la division "Continental Europe", ainsi que l'Allemagne, la France et la Russie. Fankhauser a déclaré que les résultats belges sont, en grandes lignes, comparables à l'année dernière. Le groupe s’attend à un sérieux impact des attaques à Bruxelles sur les réservations et le résultat de la deuxième moitié de l’année comptable. Le ralentissement des réservations après le 22/03 ne se trouve pas dans les chiffres présentés, mais le CFO Michael Healy a répondu clairement à notre question sur l'impact possible: "Il est clair que nous avons eu une diminution significative du flux des réservations, avec un grand nombre d'annulations et des ajustements nécessaires de notre programme de vol. Nous estimons que cela aura un impact d'environ 10 millions de £ (12,9 millions d'euros) sur le résultat annuel de Thomas Cook Belgique, comparé à nos attentes précédentes".

-Continental Europe: l’initiative One Tour Operator

En novembre 2015, Fankhauser a annoncé l’initiative One Tour Operator pour réduire la complexité et les doublonsau sein du groupe. Ceci est une réponse à la constatation du prédécesseur de Fankhauser, Harriet Green, tout de suite après ses premiers mois: Harriet a découvert avec horreur que Thomas Cook, à tous les niveaux et dans tous les pays, avait une mentalité de silo“, où la communication interne, la concertation et les synergies étaient pratiquement inexistantes. Entre-temps, on y a beaucoup travaillé, aussi bien sous Green que sous Fankhauser, et l'initiative One Tour Operator doit encore renforcer cette tendance.

Au sein de Continental Europe - où la Belgique et les Pays-Bas appartiennent - on va travailler sur un back office intégré, où la production, les services financiers et l’IT seront centralisés. Les pays continueront, bien sûr, à être responsable des ventes et du marketing. A partir de 2017, cette opération devrait se traduire par une structure de coût opérationnelle réduite de manière significative.

-Fosun: l’argent est prêt

Lors de l'entrée du groupe chinois Fosun dans le capital de Thomas Cook Group, un programme d’investissement majeur dans les produits propres, en particulier les hôtels, a été annoncé. Fankhauser a confirmé que ces plans restent inchangés et que Fosun is totally committed to give us the money. Le CEO a cependant souligné que le groupe avait l'intention de se renforcer avec de bons hôtels sur le marché espagnol et que, étant donné les circonstances connues de tous, les hôtels espagnols connaissent une période de succès.

La conséquence logique de ceci est que l’immobilier hôtelier espagnol est actuellement cher - tout comme l’immobilier hôtelier des autres destinations qui se portent bien. L'argent des Chinois est prêt, mais Thomas Cook et Fosun ont mutuellement décidé que pour le moment, il est préférable d'attendre que la situation mondiale soit normalisée.

 A la fin du conference call, lors des questions de la presse internationale, le CEO expérimenté a exprimé le souhait que nous soyons de nouveau dans un marché plus équilibré après cette crise: Dès que la situation s’éclaircit un peu et que tout se calme, la demande sera de retour pour la Turquie, la Tunisie et l'Egypte. Les produits touristiques dans ces pays sont et restent bons, donc tôt ou tard, le tourisme se remettra sur les rails. Celui qui fait du bon business aujourd’hui sait qu'une partie de ce volume reste quelque peu artificielle. Les hôteliers espagnols le savent également. Bien sûr, ils ne baisseront pas leurs prix, mais les Espagnols savent aussi qu'ils ne doivent pas se comporter de façon déraisonnable. Nous nous attendons donc pas à une augmentation folle des prix.”

Ce qui est bien chez le CEO de Thomas Cook, Peter Fankhauser, c’est qu’il est un homme de tourisme dans l’âme. C’est un homme d’expérience et connaît le business en long et en large. Il n'a donc pas peur de donner de temps en temps des explications sur des questions spécifiques. C'est rafraîchissant dans un monde où de nombreux CEO sont formés pour fournir surtout des réponses insignifiantes.

23-05-16 - par Jan Peeters