ABTO

Fumée Blanche

Peut-être que l’on tient le bon bout avec les associations professionnelles de l’industrie du voyage en Belgique. Au cours du même mois, le CEO du VVR (Verniging van Vlaamse Reisbureaus) a commencé son nouveau job et l’ABTO (Association of Belgian Tour Operators) a élu un nouveau président pour son Conseil d’Administration. D’après le ton du communiqué de presse, les gens semblaient contents et soulagés que l’organisation se donne les moyens de ses ambitions. Logique, car la situation n’était pas évidente.

L’ABTO est une organisation qui regroupe relativement peu de membres avec ses 21 tour-opérateurs. Un petit club donc. A noter que le nombre des membres associés représente plus du double, soit 45. Les membres associés n’entrent pas en ligne de compte pour une affiliation effective, mais exercent bien une activité dans le secteur touristique. Ces entreprises ont un lien particulier avec les membres de l’ABTO. Bref, l’ABTO est un petit club avec de nombreux supporters.

Après le décès du président Claude Perignon, le poste était resté vacant. Un long et ennuyeux bras de fer a alors commencé dans cette partie classique à trois propre à l’ABTO : d’un côté, les deux plus grands acteurs entre eux et de l’autre côté, les plus petits membres. Thomas Cook, entre autres, est longtemps resté inflexible et a bloqué la candidature de l’homme de TUI, Luc Coussement. Cela a entraîné pas mal de frustration. On a finalement décidé de faire appel à un consultant externe, un expert en ‘’change management’’. Un membre éminent de l’ABTO : ‘’c’est un exercice que nous aurions dû faire depuis 20 ans et nous en avons tiré de nombreux enseignements.’’

Le résultat de ce processus s’est traduit dans un document stratégique de 70 pages qui détaille la vision, les objectifs et les étapes à franchir dans les années qui viennent. Le langage du consultant a été adopté par l’ABTO : le conseil d’administration devient le ‘’Board’’, les groupes de travail seront menés pas des ‘’Project Owners’’ et tout le monde est satisfait du ‘’mind switch’’. Cela sonne déjà bien.  

Le Chairman of the Board (pour reprendre le jargon) est Luc Coussement. L’ambition apparaît clairement dans le choix des mots utilisés dans le communiqué de presse : ‘’plan d’avenir ambitieux’’, ‘’conseil d’administration plus énergique’’, ‘’réunions des membres plus actives et plus ciblées’’, ‘’modernisation et optimisation du secrétariat’’, ‘’plan d’action tangible’’. C’est ce qui pouvait apparemment arriver de mieux à l’ABTO.

Quoi qu’il en soit, le message est positif et tout le monde entrevoit l’avenir avec confiance et de façon tout aussi positive. Il est également prévu de nommer un Managing Director qui s‘occupera de la gestion journalière. Il pourrait participer aux réunions du Board, mais il n’aurait évidemment pas de droit de vote. Il rapportera directement au Chairman.

Jusque- là tout va bien. Mais c’est du lourd pour un club de 21 membres seulement. Un élargissement à envisager, peut-être ?

 

27-04-17 - par Jan Peeters