One Voice. One Vision.

Belgian Travel Summit

Nous sommes dimanche après-midi, les organisateurs et les participants du Belgian Travel Summit rentrent de Ras-Al-Khaimah vers Bruxelles à bord d’un vol Emirates. Le sommet a dépassé les attentes de tous sans exception. 60 personnes avaient décidé d’y participer. Sans garantie, soyons honnêtes, de succès car cela dépendait en grande partie des participants eux-mêmes. Il s’agissait en effet de collaborer, d’échanger des idées, de se montrer ouvert – et parfois vulnérable – et d’oser regarder ensemble l’avenir. 

Avant le départ : “Espérons que cela va aller”.

Les avis étaient très partagés avant le départ. Le sentiment général : espérons que tout se passe bien. Le secteur belge du voyage est très divisé. Tout le monde ou presque trouvait que c’était une bonne initiative, mais peu avaient pleinement confiance en un dénouement favorable. Certains étaient même extrêmement sceptiques, voire carrément sarcastiques : ‘’Si vous prenez en compte le passé du secteur, vous savez que cela ne pourra jamais marcher. Cette initiative est un peu naïve.’’

Mais c’est là que réside tout l’intérêt.

Pour écrire l’histoire, vous avez besoin d’une dose d’audace, d’un brin de naïveté et surtout de détermination.

Et cela a marché.

Ce sommet a été un succès. Vous pouvez me croire : on n’avait jamais vu un tel foisonnement d’idées sur la durabilité et la responsabilité sociale, l’éducation et la gestion du changement, la numérisation et les opportunités qui en découlent, le développement des activités et l’entreprenariat. Personne n’a regardé vers le passé, mais tout le monde s’est focalisé sur l’avenir, les défis et surtout les possibilités illimitées pour dynamiser le secteur du tourisme.

Cela semble ultra positif ? C’est pourtant vrai à 100%. Demandez-le à n’importe quel participant, aux organisateurs fatigués, mais heureux et consultez les échos dans les médias : la première édition du Belgian Travel Summit a vraiment dépassé toutes les attentes.

Pourquoi et comment ? Pour 3 raisons.

Raison 1 : la formule

Dès le début, l‘accent a été mis sur la participation active des personnes présentes au sommet. Chaque sujet a été abordé par un ou plusieurs spécialistes qui ont indiqué des pistes, donné des sources d’inspiration et alimenté la réflexion des participants. Ceux-ci ont ensuite été répartis en groupes dont la composition changeait quotidiennement pour partager leurs points de vue sur le thème du jour.

Le facteur réussite a résidé dans la pression soft, mais réelle pour chaque groupe de proposer des solutions concrètes, de définir des objectifs et d’esquisser les étapes suivantes pour les atteindre. Le tout étant défendu par l’ensemble du groupe sur le podium sous forme de pitch.

Les participants l’ont fait avec une belle assurance, avec toujours plus de brio et de sens du spectacle au fil des jours.

Raison 2 : Les participants

Ils s’étaient inscrits et ils ne savaient pas vraiment à quoi s’attendre. Mais la magie a opéré tout de suite : les groupes de discussion se sont lancés dans des conversations passionnantes et constructives et les participants ont concentré toute leur énergie sur l’avenir du secteur du voyage.

Il est à noter que c’est la plus jeune génération qui dès le premier jour s’est engagée avec enthousiasme et conviction. Objectif : envisager l’avenir sans entrave et sans préjugés. Les fonctions ou le fait de travailler pour une petite ou une grande entreprise ont été mis de côté. On a parlé d’égal à égal entre professionnels qui aiment leur métier et le secteur dans lequel ils évoluent.

A noter également à quel point la combinaison de fierté, d’ambition et de sens des responsabilités a vite fonctionné entre tous les participants.  

Raison 3 : les organisateurs

Dès le départ de Bruxelles, il était clair que les 4 organisations professionnelles (ABTO, CLIA, UPAV, VVR) avaient décidé conjointement de mettre également de côté leurs anciennes querelles, leurs différents et leurs difficultés mutuelles. Elles avaient décidé de franchir ensemble le Rubicon, accompagnées des participants, pour se retrouver dans de nouveaux territoires encore inexplorés. 

Pour ceux qui connaissent leur histoire commune, ce n’était pas franchement évident. Mais les nouveaux dirigeants se sont mouillés, ont fait taire les critiques qui circulaient en coulisses et parfois même en leur sein et décidé d’aller voir de l’autre côté du mur. Ou pour paraphraser Pink Floyd, de ne pas mettre cette fois ‘’another brick in the wall’’.

Un appel.

Vous connaissez un des participants au Belgian Travel Summit ? Vous êtes un employeur, un employé ou un collègue ? Entamez le dialogue et demandez-lui si les raisons de la réussite du sommet évoquées ci-dessus sont exactes. Et posez également les questions suivantes.

- Quelles sont ses impressions sur ce premier Belgian Travel Summit ?

- Qu’est-ce que cet événement avait de particulier ?

- De quoi a-t-on discuté ?

- Comment était l‘ambiance ?

- Y aura-t-il au moins deux fois plus de participants lors d’une seconde édition du Belgian Travel Summit ?

Une promesse

Ce n’est que le commencement. Pour Travel360° et pour le Belgian Travel Summit. Nous reviendrons dans les prochains jours sur l’ensemble du sommet. Nous analyserons et nous commenterons les présentations, les pitches, les déclarations et certains rêves éveillés. Aussi bien dans des articles que dans notre magazine de juin. Et nous parcourrons ensuite la Belgique pour parler avec tout le monde. Et pour analyser et commenter ensuite ces conversations. Car un mouvement est en marche et rien ne pourra l’arrêter. Ce qui s’est passé à Ras-Al-Khaimah en a apporté une nouvelle fois la preuve : le secteur du tourisme est un des plus beaux qui soit. One Voice. One Vision. Hell, Yes!

 

 

 

03-06-19 - par Jan Peeters