Des Petits Cadeaux pour Economiser de l'argent

Business Travel

Chaque jour, il y a l’une ou l’autre idée qui germe en rapport avec les voyages. La plupart d’entre elles sont orientées loisirs et la plupart proviennent d’entrepreneurs extérieurs à l’industrie du voyage. Ces idées sont souvent inscrites dans un business plan et la création d’une société en découle généralement. Et celle-ci reçoit parfois de l’argent d’investisseurs. La décision d’investir dans une start up dépend principalement de trois facteurs : une idée forte, un business plan solide et la réputation du ou des fondateurs.

Start up technologique en janvier 2017. Valeur en juin 2017: 600 millions de $

L’idée de récompenser les voyageurs d’affaires avec des chèques-cadeaux est née exactement il y a un an. Une société a vu le jour sous le nom d’Upside, des investisseurs ont apporté les 50 premiers millions de dollars de capital à risque et le lancement du produit a commencé en janvier 2017. Aujourd’hui, cinq mois plus tard, la valeur de la société a été estimée, selon Fortune, à 600 millions de dollars et Vista Private Equity Fund y a investi 100 millions supplémentaires.

S’agit-il d’une bonne idée ? Sans doute. Le nom du fondateur est-il important ? Certainement, c’est Jay Walker, le fondateur de Priceline, la plus grande entreprise de voyages au monde. Walker a fondé Priceline en 1997 et l’a quittée en 2000 juste après son introduction en bourse en devenant riche. Jay Walker est encore toujours un des grands noms de l’histoire de la technologie du voyage.

 

  1. Etait-ce une idée géniale ? 

Upside est – évidemment – un site web 100% orienté vers la partie ‘’unmanaged’’ du marché des voyages d’affaires. Les petites entreprises, souvent avec des directeurs de vente et des patrons qui voyagent fréquemment, qui n’ont qu’une règle en matière de politique de voyage : ‘’faire en sorte que le voyage rapporte de l’argent’’. (Une très bonne règle selon nous, ceci dit en passant)

Upside est une plateforme de réservation pour des vols et des hôtels, et laisse l’utilisateur – le voyageur potentiel la plupart du temps – choisir son voyage selon ses besoins et ses préférences. L’accent est mis sur les prix qu’Upside a négocié avec des compagnies aériennes et des chaînes hôtelières, comme tout autre acteur du secteur.

 

Jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil. Upside offre ensuite la possibilité d’adapter votre premier choix. Vous pouvez opter pour un vol plus avantageux à un autre moment et pour un autre hôtel lui aussi plus avantageux, peut-être plus éloigné du lieu de votre rendez-vous.

 

 

Avec ces petites modifications, vous économisez de l’argent pour votre société. Le patron ou le directeur en sera plus que probablement satisfait. Mais Upside ajoute encore un élément ‘’what is in it for me’’ : plus le voyageur économise sur son voyage, plus il reçoit de ‘’récompenses’’ sous forme de chèques-cadeaux à valoir chez des partenaires commerciaux importants.

Le truc : un avantage pour chacun. 

La logique de Jay Walker n’est pas si folle que ça : pour vendre un produit sur le marché du voyage B2B, tout le monde doit y trouver son compte. Les offreurs (dans ce cas, les chaînes hôtelières et les compagnies aériennes), le client (l’entreprise qui paye le voyage) et le voyageur. Ce dernier est souvent oublié dans le (vaste) segment des ‘’unmanaged business travel’’.

Conclusion: vous pouvez sourire concernant le recours aux chèques-cadeaux dans le monde des voyages d’affaires. Le pont de vue de Jay Walker ? Ne sous-estimez jamais ce que les consommateurs sont prêts à faire en échange d’un avantage personnel évident. Upside a déjà bénéficié de 150 millions de dollars de la part des investisseurs. Apparemment, non, l’idée n’est pas si folle que cela.

PS : Jay Walker non plus n’est pas fou. En janvier, il a vendu via une société une partie de ses actions dans Upside pour 7 millions de dollars. 7 millions en cinq mois… Qui a dit que l’on ne pouvait pas gagner d’argent en vendant des voyages ? Conseil n°1 : toujours lire les articles de Travel360° jusqu’au dernier alinéa. Surtout lors des Travel Technology Days.

 

 

13-06-17 - par Jan Peeters