Thomas Cook & Brussels Airlines: le partenariat "Triple W"

Jan Dekeyser de Thomas Cook et Lars Redeligx Brussels Airlines ont la même fonction: Chief Commercial Officer. Avec un grand sourire, ils étaient assis côte à côte lors de la présentation sur l'extension de la coopération stratégique entre Thomas Cook et Brussels Airlines. Le slogan traditionnel "win-win" a été transformé pour l'occasion en un "triple win". Et il s’est aussi avéré être vrai.

Ach, dans la plupart des cas mes cheveux se dressent lorsque j’entends deux sociétés parler de la situation “win-win”. C’est un concept qui est trop souvent sorti hors propos. Le partenariat entre Thomas Cook et Brussels Airlines dispose d'un certain nombre d’avantages concrets, tangibles pour les trois parties concernées: la compagnie aérienne, le tour-opérateur et le consommateur.

Le “triple W” a été présenté comme suit au cours de la présentation. Et en effet, il y a des points clairement gagnants pour chaque partie. Trois même par partie.

Triple W pour Thomas Cook: peak, yield et low.

  • Thomas Cook s’assure grâce à l'accord de BA relatif à la capacité de vol fortement augmentée, garantie en haute saison. Cela se traduit, d’après ce qu’on dit, par un volume accru des réservations anticipées pour juillet et août 2015.
  • Bien sûr, cette capacité d’haute saison est un cadeau de rendement pour Thomas Cook: une injection supplémentaire de capacité qui peut être mise avec une grande marge dans le marché.
  • En basse saison, BA et TC commercialisent ensemble les vols, de sorte que le risque soit partagé. De cette façon, la nécessité pour le last minute dump pricing est moindre, et on peut éviter d'être obligé de faire des escales en basse saison sur certaines destinations.


Triple W pour Brussels Airlines: destinations, trade & competition

  • Comme le risque est partagé avec le tour-opérateur, Brussels Airlines peut (continuer à) voler sur un certain nombre de destinations qui autrement serait un défi important. De cette façon, la compagnie aérienne a une arme importante dans la lutte de départs depuis Bruxelles.
  • La grande partie de Brussels Airlines dans l'offre Thomas Cook, rapproche la compagnie aérienne encore plus près du travel trade belge. Cela fait accroître les connaissances et la conscience de l’agent de voyages.
  • La collaboration stratégique d'un " home carrier " et un " home player " renforce la situation concurrentielle de Brussels Airlines contre la violence du low cost récemment augmentée.

 

Triple W pour le consommateur: plus de choix, plus de possibilités en haute saison, plus de qualité

  • Le consommateur trouve un plus grand choix de destinations durant toute la saison, avec un hébergement de qualité. Ce dernier est un avantage non négligeable : pour une offre low cost, le consommateur doit  chercher lui-même l’hébergement adéquat, dans ce cas-ci, il fait appel à des professionnels.
  • Plus de capacité en haute saison est évidemment une bonne chose pour le vacancier belge. Le marché belge est encore très lié aux vacances scolaires, avec d'énormes pics en juillet et  - dans une moindre mesure – en août. Ici aussi, l'élément de la disponibilité des vols et de l'hébergement joue: les deux sont garantis. Ce qui est un atout important.
  • L’offre de Brussels Airlines garantit la qualité pour le consommateur, dans plusieurs domaines. Un produit 100% belge est proposé - notamment pour le vacancier de la haute saison, souvent le voyageur qui prend l’avion juste une fois, un point rassurant. Les bonnes heures de départ c’est peut-être encore plus important avec une flotte basée à Bruxelles à 100%. Les concurrents éventuels qui veulent voler avec des appareils destination-based, sont de cette manière poussés vers le désavantage.

Conclusion: même si nous jetons tous les slogans et les cris marketing de la coopération stratégique de Brussels Airlines et Thomas Cook, il reste un partenariat solide, "Triple Win" des trois parties. Bonne affaire pour l'ensemble du marché.

15-01-15 - par Jan Peeters