Brussels Airlines: la confiance, l'ambition et le seuil de rentabilité.

Début 2014, Brussels Airlines annonçait que vu les conditions du marché, il serait difficile d’atteindre le seuil de rentabilité - l’objectif qu’ils s’étaient fixés- . Maintenant, lors de la présentation des résultats, il semble que la compagnie aérienne a fini l’année 2014 de manière très forte. Avec une légère perte, mais avec une amélioration spectaculaire par rapport aux années précédentes. Brussels Airlines déborde de confiance et d'ambition.

Le CEO de Brussels Airlines, Bernard Gustin avait vraiment envie de présenter les résultats annuels. Il a commencé par "trois petites histoires": l’engouement médiatique autour des Diables Rouges, le rôle de Brussels Airlines dans la crise d’Ébola et la campagne autour des nouvelles destinations. Nous y reviendrons, car la folie du football tout comme l'hystérie autour d’Ebola sont des sujets pour un article distinct.

Les résultats de 2014, car c’est de cela qu’il s’agissait, valaient la peine d’être vus. Pour la quatrième fois consécutive, la perte de la compagnie aérienne a été réduite. Les résultats de 2014 sont positifs : la perte a été limitée à € -4,2 millions, contre -22 millions d'euros en 2013. Si vous comparez les chiffres des quatre dernières années les uns avec les autres, dans ce cas-là, la performance devient encore plus impressionnante.

Chaque professionnel du tourisme sait que ces résultats ont été obtenus dans des circonstances historiquement difficiles. L'offre en sièges low cost à Brussels Airport a augmenté fortement : 1,4 millions de sièges supplémentaires. Bernard Gustin : " Début 2014, nous avons eu le choix: un scénario de retrait ou un scénario d'attaque .Nous avons choisi le deuxième. Nous avons augmenté la capacité, nous avons augmenté le nombre de destinations et nous avons apporté de nouvelles formules de voyage et de service sur le marché. Ce fut un chemin difficile, mais nous avons réussi ".

Le PNB en Belgique et dans la zone Euro a augmenté très faiblement : + 1% en Belgique, + O, 8% en Europe. Bernard Gustin: “Une compagnie aérienne est un bon baromètre de l'activité économique. Eh bien, ce baromètre s’est trompé cette fois-ci. Mais par mauvais temps, c’est là que vous reconnaissez les meilleurs pilotes. "

Nous l'avons déjà écrit ci-dessus: Benard Gustin a été très enthousiaste. L'attitude de la société, il l’a décrite comme “Une gentille arrogance”. Bien dit : l'équipe de Brussels Airlines est, en effet, entrée sur le terrain avec de la confiance, une bonne dose de courage et une ambition réaliste. Sur la question auprès du spécialiste de l’aviation, Luk De Wilde, si l'avènement de la concurrence avait “ secoué ” la société, Gustin a répondu de manière nuancée: “J’aimerais le formuler autrement. Dans le monde des affaires, à un moment donné, il y a une dynamique. Parfois, vous pouvez utiliser cette dynamique pour prendre des décisions et mener les affaires, qu’autrement, vous n’auriez pas fait. L'avènement  de la concurrence low cost a créé une telle dynamique. Le plan agressif avec lequel nous sommes allés chez nos actionnaires, n’aurait probablement pas été accepté dans d'autres circonstances. Cela s’appelle: faire l’usage de la dynamique. Le contenu de vos décisions est important, mais le timing de ces décisions l’est tout autant. Ça, je l’ai appris au cours de ma carrière".

Soit dit en passant: la différence entre la perte légère et le seuil de rentabilité était environ aussi grande que les
dommages économiques, causés par les grèves nationales de 2014. Just sayin '.

19-03-15 - par Travel360°