Tui Group: résultats, réorganisations, carrières propulsées

Il est clair qu’il ne faut pas apprendre à TUI Group, la société mère de TUI Belgique et Pays-Bas, comment attirer l’attention des médias. Tout d’abord, ils ont laissé fuir l’information, qu’en plus de l'annonce des résultats semestriels, un changement drastique au niveau de la gestion de la marque allait se produire. Ensuite, la veille de la même annonce, ils ont divulgué l’information que le numéro trois du groupe quitte le navire. Et puis, le même jour, ils ont annoncé leurs excellents résultats, et d'un seul coup, une restructuration drastique au niveau du groupe, avec d’importants switches de carrière pour un certain nombre de personnes du top management. Leur message: nous ne restons pas les bras croisés. Eh bien, ça se voit.

Arrêtons-nous quelques instants sur les résultats semestriels. Nous pouvons dire qu’ils sont bons. Le chiffre d’affaires consolidé a augmenté de 7,3%, les bénéfices (EBITA) avant intérêts,  impôts, et amortissement ont augmenté de 20,2% et les différents “source markets” (ce sont les pays d'où les voyageurs de Tui partent en vacances) ont amélioré leur résultat opérationnel de 2,1%.

On ne parle pas, bien sûr, du profit dans les résultats de la première moitié de l’année d'un grand tour-opérateur -généraliste: celui-ci est entièrement réalisé dans la seconde moitié de l’année. Tui a réussi à limiter la perte du premier semestre à 272,6 millions d'euros, contre 341,4 millions l'année dernière. Ce sont des chiffres que  les analystes des marchés boursiers accueillent avec acclamations. Le revenu ponctuel de la vente de Riu Waikiki (LPA) fait également partie de ce résultat. Mais même sans ce résultat, la croissance aurait quand-même été forte : 14,4%.

Si nous examinons ces chiffres de manière plus approfondie, nous voyons clairement que deux activités sont devenues très importantes pour le groupe : les hôtels et les croisières. Auparavant, ces activités étaient régies par TUI AG et après la fusion entre TUI Travel PLC et TUI AG, elles ont été consolidées au niveau du groupe. Cela a fait une différence considérable. Et il a été également démontré que la fusion fut une initiative intelligente: à l'avenir, le résultat - et donc le prix de l'action sur le marché boursier - sera de moins en moins affecté, de manière directe, par les résultats volatiles et fragiles du tour-operating.

La marque hôtelière la plus importante au sein de portefeuille, c’est RIU. Les récents projets d’expansion de RIU au Moyen-Orient donnent à ce joyau de la couronne  un rôle crucial au sein de  la stratégie de TUI Group. Aussi bien LateRooms Group , le site de réservations d’hôtels, que les activités de transport maritime de Hapag-Lloyd, sont maintenant officiellement mis en vente. Avec la vente de deux activités cette année – donc pour l'annonce des résultats annuels dans six mois- le groupe s’en sort très bien.

Pour ceux qui veulent entendre l'histoire du camp-TUI: voici une vidéo interne, où le co CEO Fritz Joussen est "interviewé" par Kuzey Esener, Head of Media Relations. Une petite discussion en interne. Frappant: dans cette conversation, Joussen parle tout d’abord et avant tout à propos de la nouvelle structure du groupe.

 

 

15-05-15 - par Travel360°