Une panne électrique… et les syndicats et les politiciens choisissent leurs priorités.

Les informations sur la panne électrique à Belgocontrol, tout le monde a pu les suivre sur les chaînes d'information, les sites de journaux, les médias sociaux et les sites internet des différentes compagnies aériennes et de Brussels Airport. Frappant: les syndicats et les politiciens se sont trouvés immédiatement avec des arguments, des chiffres, des rapports et des communiqués de presse à portée de main. Apparemment, chacun a ses priorités à un moment pareil.

Mercredi matin, peu après onze heures, le responsable syndical de la CSC savait déjà parfaitement de ce qu’il en était. Alors que Belgocontrol venait d’annoncer que la panne électrique était due à une surcharge du système électrique, Kurt Callaerts de CSC Transcom déclarait: "Avec le manque d’investissements et les pénuries du personnel, les systèmes ne sont pas bien entretenus."

Eh bien, cela semble très encourageant et donne un sentiment de sécurité très fort : selon le responsable syndical, dans notre pays, il y a trop peu de personnel pour faire décoller et atterrir les avions. Il y a deux possibilités: ou bien il y a de la vérité là-dedans – ce qui signifie qu’en théorie, aucun avion ne pourra plus atterrir - ou bien, le responsable syndical profite de chaque occasion pour faire le point. Dans ce dernier cas, c’est un moment inapproprié.

Ceux qui étaient également prêts à tirer des balles, c’était l'opposition politique. Soudain, un récent rapport de la Cour des comptes apparu de nulle part, prétend que dans le budget "les moyens nécessaires prévus pour le contrat de gestion de Belgocontrol ne sont pas présents", a déclaré Madame Temmerman de la SP.A. D’ailleurs, la dame trouve "étonnant que les générateurs de secours tombent en panne à cause d'une panne d’électricité alors que leur but est de continuer à fonctionner." C’est pour ce genre de remarques apparemment que les collaborateurs des politiciens élaborent des communiqués de presse.

Honnêtement : c’est scandaleux de voir de quelle manière les différentes parties profitent de ce genre d’incidents pour remplir immédiatement leur propre agenda. Si un tel rapport de la Cour des comptes existe, nous pourrions penser de pouvoir compter sur le professionnalisme de la classe politique pour y travailler immédiatement et veiller à ce qu’une instance aussi utile que Belgocontrol puisse fonctionner correctement. Apparemment, se disputer à propos des indemnités  de départ du CEO était plus important que de s’assurer d’une bonne gouvernance et d’un bon entretien.

29-05-15 - par Travel360°