Baromètre Voyages 2026

L'envie de partir reste !

Baromètre Voyages 2026

Les voyages Léonard publie son Baromètre Voyages 2026, réalisé par Listen auprès de 1.000 Belges francophones. Principal enseignement pour le secteur : l’envie de partir reste forte, mais les critères de décision évoluent nettement. Prix, sécurité, proximité et accompagnement deviennent des leviers centraux pour convaincre les voyageurs.

Malgré un contexte économique et géopolitique toujours incertain, le voyage conserve une place importante dans les projets des Belges francophones. Selon le Baromètre Voyages 2026 commandé par Les voyages Léonard, 76 % des répondants déclarent avoir l’intention de voyager en 2026.


Pour les professionnels du voyage, le signal est encourageant : la demande reste bien présente. Mais elle s’accompagne d’un comportement d’achat plus prudent, plus comparatif et plus sélectif. Les voyageurs veulent continuer à partir, mais ils arbitrent davantage. Le budget, la sécurité et la clarté de l’offre deviennent déterminants dans le passage de l’intention à la réservation.

« Le voyage reste une respiration essentielle. Même dans un contexte plus incertain, l’envie de partir demeure très forte. Ce qui change, c’est la manière de décider. Les voyageurs comparent davantage, arbitrent plus finement et recherchent des formules capables de leur offrir à la fois de l’évasion, de la sécurité et de la simplicité », souligne Dominique Jamar, CEO du groupe Les voyages Léonard.

Un marché toujours porteur, mais plus sensible au prix

Le baromètre confirme d’abord la résistance de la demande. Trois Belges francophones sur quatre envisagent un voyage en 2026. Toutefois, cette intention s’inscrit dans un contexte budgétaire plus contraint.

20 % des répondants prévoient de réduire leur budget voyage. Parmi les personnes qui ne partiront pas, 71 % évoquent une raison financière. Le prix reste donc le premier frein, mais aussi l’un des principaux leviers commerciaux pour le secteur.


Pour les agences, tour-opérateurs et producteurs de voyages, cette évolution souligne l’importance de rendre la valeur de l’offre immédiatement lisible : ce qui est inclus, ce qui est encadré, ce qui est sécurisé, et ce qui différencie une formule organisée d’une réservation fragmentée.

« Il ne s’agit pas d’un désintérêt pour le voyage, mais d’une montée en exigence. Les clients veulent partir, mais ils veulent être certains de faire le bon choix. Le rapport entre le prix, la qualité de l’expérience et le sentiment de sécurité devient central », analyse Dominique Jamar.

Budget, climat, sécurité : les nouveaux critères structurants

Le Baromètre Voyages 2026 met en évidence une hiérarchie claire dans les critères de choix. Le budget arrive en tête, devant le climat et la sécurité. Cette dernière est citée par 14 % des répondants parmi les priorités majeures.

Le contexte international pèse également sur les décisions : près de 8 Belges francophones sur 10 déclarent qu’il influence leurs projets de voyage. Les tensions géopolitiques, les perceptions de risque et les incertitudes relayées dans les médias entrent désormais pleinement dans le processus de sélection.

Pour les professionnels, cela confirme une tendance déjà visible sur le terrain : la destination ne suffit plus. Les clients recherchent un cadre de confiance, des garanties, une information claire et un accompagnement crédible.

L’Europe confirme son statut de valeur refuge

Dans ce contexte, l’Europe concentre l’essentiel des intentions de départ. 82 % des intentions de voyage concernent des destinations européennes, avec une préférence pour des pays proches, connus et perçus comme plus simples à organiser, notamment la France, l’Italie et l’Espagne.

Cette domination européenne ne s’explique pas uniquement par l’habitude. Elle répond à plusieurs attentes concrètes : proximité, accessibilité, maîtrise des coûts, diversité de l’offre, familiarité culturelle et sentiment de sécurité.

Pour le trade, cette tendance ouvre des opportunités sur des produits à forte lisibilité : circuits accompagnés, séjours balnéaires, escapades, croisières européennes, voyages culturels ou offres groupes. L’Europe apparaît comme un terrain propice pour proposer de l’évasion sans ajouter trop d’incertitude.

« L’Europe coche aujourd’hui beaucoup de cases. Elle permet de voyager sans renoncer à la diversité, à la découverte ou au dépaysement, tout en offrant un cadre plus lisible », explique Dominique Jamar.

Le balnéaire reste un pilier commercial

Autre enseignement important : le bord de mer conserve une très forte attractivité. Plus de 60 % des répondants privilégient un séjour balnéaire.

Dans une période où les décisions d’achat sont plus réfléchies, le balnéaire bénéficie d’une promesse simple et immédiatement compréhensible : repos, soleil, déconnexion et confort. Cette lisibilité reste un atout commercial majeur, en particulier auprès de clients qui recherchent des vacances sans complexité.

Pour les distributeurs, cela confirme la pertinence des offres faciles à expliquer, clairement positionnées et capables de répondre à un besoin émotionnel direct : faire une pause, se ressourcer, partir sans stress.

40 % des voyageurs n’avaient pas encore réservé

Le baromètre révèle aussi un point stratégique pour les professionnels : 40 % des personnes ayant l’intention de voyager n’avaient pas encore réservé au moment de l’enquête.

Ce chiffre indique que l’intention existe, mais que le déclenchement de la réservation demande davantage de temps. Les voyageurs comparent, hésitent, attendent ou ajustent leur choix en fonction du prix, des conditions, du niveau de confiance et du sentiment de sécurité.

Pour les agences et organisateurs, cette phase d’hésitation représente une fenêtre commerciale importante. Le conseil, la relance, la pédagogie sur les garanties et la mise en avant d’offres claires peuvent jouer un rôle décisif.

Digital et conseil humain : une complémentarité renforcée

L’étude confirme enfin l’évolution du parcours de réservation. Les outils digitaux sont devenus centraux pour s’informer, comparer et s’inspirer. Les plus jeunes s’orientent davantage vers les plateformes en ligne, tandis que les publics plus âgés restent plus attachés au contact direct ou à la réservation accompagnée.

Mais la digitalisation ne supprime pas le besoin de conseil. Au contraire, dans un contexte plus anxiogène, l’accompagnement humain retrouve de la valeur. Lorsqu’un voyage représente un budget important ou lorsque la destination soulève des questions, les clients attendent des interlocuteurs capables de rassurer, clarifier et simplifier.

« Le digital informe, compare et inspire. L’humain rassure, conseille et sécurise. Le voyageur de 2026 a besoin des deux », résume Dominique Jamar.

Léo évasion : une réponse au besoin de lisibilité

Les enseignements du baromètre s’inscrivent directement dans le développement de Léo évasion, le tour-opérateur signé Les voyages Léonard. La marque propose chaque année près de 600 voyages en Europe et dans le monde : circuits accompagnés, séjours balnéaires, croisières, escapades d’un jour, voyages thématiques, expériences culturelles ou projets sur mesure.

Pour Les voyages Léonard, l’enjeu est de répondre à une demande de voyages mieux construits, plus lisibles et plus accompagnés. Dans un marché où le prix, la sécurité et la simplicité pèsent davantage, l’organisation complète du voyage devient un argument de confiance.

Les chiffres à retenir

  • 76 % des Belges francophones ont l’intention de voyager en 2026

  • 20 % prévoient de réduire leur budget voyage

  • 71 % des personnes qui ne partiront pas évoquent une raison financière

  • Près de 8 Belges francophones sur 10 déclarent que le contexte international influence leurs projets

  • 82 % des intentions de voyage concernent l’Europe

  • Plus de 60 % privilégient un séjour balnéaire

  • 40 % des personnes ayant l’intention de voyager n’avaient pas encore réservé au moment de l’enquête

À propos de l’étude

Le Baromètre Voyages 2026 a été réalisé par Listen pour Les voyages Léonard, via une enquête quantitative menée en ligne auprès de 1.000 Belges francophones âgés de 18 ans et plus. L’étude s’est déroulée du 25 mars au 1er avril 2026 via un dispositif CAWI. La marge d’erreur annoncée est de ± 3,1 %.