La moitié des voyageurs n’a pas encore réservé

« C’est en réalité une bonne nouvelle »

La moitié des voyageurs n’a pas encore réservé

Un lundi soir dans ma bibliothèque locale. Un mur rempli de magazines et de journaux devant moi. Cinq petites tables. Deux étudiants. Un homme âgé qui lit tranquillement l’édition du week-end de De Tijd. Mon temps est limité, alors je parcours rapidement.

Dans Trends, je lis : « Quinze ans après le fiasco Dexia : l’imbroglio financier de Beweging.net ». Un peu plus loin, je tombe dans HLN sur une étude consacrée aux marques préférées des Belges. Les jeunes jurent par des marques innovantes et digitales, parfaitement en phase avec leur quotidien, comme Action, Netflix et Google. Leurs favorites sont accessibles, rapides et numériques. Les plus de cinquante ans, en revanche, optent pour des valeurs sûres comme Dreft et BIC — des marques synonymes de qualité, de reconnaissance et de tradition.

Et soudain, en lisant ces trois derniers mots, je pense à une déclaration de Sebastian Ebel, patron de TUI, dans un article publié sur travmagazine.be : « Le voyage à forfait reste la référence absolue en période turbulente ». Selon lui, ce type de voyage offre aux clients un haut niveau de sécurité et de qualité.

Aujourd’hui, le voyageur veut en effet deux choses à la fois : la liberté et la sécurité. Les consommateurs attendent peut-être un peu plus longtemps avant de se décider, mais dès que la confiance est là, ils réservent rapidement. Philippe Hagelstein, de l’UPAV, le résumait très justement récemment dans notre podcast : « Une seule étincelle de confiance peut relancer le marché ». Selon Ebel également, les défis géopolitiques et des conditions de marché mouvantes exigeront beaucoup d’engagement et de flexibilité. Autrement dit : le secteur devra une nouvelle fois se plier en quatre. Dans le même temps, il affiche clairement sa confiance pour la seconde moitié de l’année.

Malgré les guerres, les incertitudes économiques et les tensions géopolitiques, les gens continuent de voyager. Le secteur s’attend à une saison de réservations de dernière minute soutenue. Selon TUI, environ la moitié des voyageurs qui souhaitent partir cet été n’ont pas encore réservé. « C’est en réalité une bonne nouvelle », entend-on, car cela signifie qu’il reste un important potentiel sur le marché.

C’est d’ailleurs le message qui circule aujourd’hui dans toute l’industrie : la conviction que les gens continueront à voyager. L’envie de partir reste intacte. Nous nous préparons donc à une solide saison de dernière minute.

Après l’enquête très largement complétée du Baromètre des réservations 2026, dont vous pouvez lire les résultats dans notre dernier magazine, nous lançons à présent une enquête complémentaire auprès de différents acteurs sur la saison des dernières minutes. Si vous avez vous-même une vision particulière de la dernière minute ou de l’approche en général, n’hésitez pas à nous en faire part via [email protected].

20-05-26 - par